Récits

Mai 2013 - Stage en Graisse

Mercredi 8
Bien avant l’aurore, dans la brume et le froid, nous partons vers l’aéroport. Sur place, l'hôtesse, comme nous, à peine éveillée, ne s'en sort pas et c’est un vrai micmac : Yves devient Marianne, Luis Nadine, ... Nous croisons les doigts pour arriver tous à bon port avec nos bagages.
Rhodes, île de la mer Egée, sera notre paradis offshore pour une semaine. Ce n’est pas le grand beau temps, juste une quinzaine de degrés de plus que chez nous avec du bleu entre les nuages.
A peine arrivés à l’hôtel, nous commençons notre marathon de la semaine : boire et manger (apéritifs pluriels, salades variées, plats divers, desserts multiples, …).
L’après-midi, nous trottinons pour découvrir les alentours : une plage nudiste et puis la Baie Anthony Quinn, décor de rêve, là où fut tourné « Les canons de Navarone », nous mettent déjà en appétit.
Ce soir, on boit, on mange et on re-boit encore pour commencer.

Jeudi 9 
Nous mangeons pour prendre quelques forces.
Puis nous partons courir dans une autre direction. Confiants, nous nous lançons sur un chemin, puis nous cherchons notre chemin et finalement nous rebroussons chemin.
De retour, on boit, on mange pour reprendre quelques forces avant de partir visiter la vieille ville médiévale de Rhodes. A la pointe de l’île, entourée de remparts, elle abrite un dédale de ruelles tout en galets et de passages étroits. Hors des enceintes, nous flânons dans des rues plus touristiques aux nombreuses boutiques et le long du port, là où se tenait le fameux Colosse de Rhodes. 
Ce soir, on boit, on mange et on re-boit encore pour s’amuser.

Vendredi 10
Nous mangeons pour prendre quelques forces.
Nous retournons courir du côté de la Baie d’Anthony. Le ciel est bleu, l’eau cristalline. Pendant que certains grimpent toujours plus haut, d'autres se prennent pour des sirènes (les mauvaises langues diront des baleines). Henri, tel Ulysse, résiste à leur appel et se contente de les tenir à l’œil.
De retour, on boit, on mange même si nous n'avons pas besoin de reprendre des forces pour paresser l'après midi sur la plage au soleil ou sous un coin d’ombre.
Ce soir, on boit, on mange et on re-boit encore pour rigoler.

Samedi 11
Nous mangeons pour prendre quelques forces.
Nous avons décidé de faire une autre visite culturelle dans la ville de Lindos. Nous descendons du bus en cours de route pour faire une partie à pied par un chemin renseigné comme pittoresque. Finalement, nous passons le temps prévu pour la randonnée à chercher le départ du chemin, on s'amuse comme on peut. Tant pis, nous le ferons au retour en commençant par l’autre bout.
Lindos, une ville de carte postale, entre mer et montagne, avec ses maisons blanches et ses ruelles étroites mais défigurées par les boutiques à souvenirs et les milliers de touristes. Surplombant la ville, les restes clairsemés d’une acropole en partie restaurée avec du faux vieux de mauvais goût.
A l'autre bout, nous ne trouvons pas plus le début du chemin. 
Ce soir, on boit, on mange et on re-boit encore pour plaisanter.

Dimanche 12
Nous mangeons pour prendre quelques forces.
Nous partons pour une longue sortie, Luis a préparé un itinéraire avec Google Maps. Nous ne sommes pas vraiment rassurés. La sortie est magnifique. Après les quelques égarements traditionnels dans des champs, nous arrivons le long de la mer sur une plage de galets pratiquement déserte, les galets attirent moins les vacanciers. Nous rentrons par les hauteurs escarpées surplombant une côte splendide. La course devient trail et le trail randonnée mais c’est tellement beau.
De retour tardif à l’hôtel, nous ne pensions que boire pour nous rafraîchir.
Finalement, on boit et on mange pour prendre quelques forces.
Paresse et délassement.
Ce soir, on boit, on mange et on re-boit encore pour profiter.

Lundi 13
Anne et Yves se séparent. Yves quitte l’hôtel en douce.
Anne reste avec nous et nous l’emmenons dans un exercice qu’elle adore, une sortie à vélo. 
C’est audacieux de partir sous un ciel orageux, l'audace n'a pas payé. Nous essayons désespérément de rouler loin des nuages noirs et du tonnerre mais, arrivés au bord de l’eau, nous nous rendons compte que nous n’avons que des vélos, pas des pédalos. Nous trouvons refuge dans un car-wash où nous attendons désespérément que la pluie cesse. Anne qui désespère encore plus finit par s’endormir dans un gros rouleau. Luis, incapable de rester en place, nous oblige après deux heures à repartir et après cinq minutes nous sommes trempés jusqu’au slip. Résignés nous prenons la direction de l'hôtel pour nous réchauffer.
On boit, on mange, ce n’était pas prévu.
On regarde la pluie tomber, on ferme un peu les yeux.
Le soleil est de retour, nous enfourchons nos montures et nous voilà repartis sur une route sympathique au milieu d’un paysage enchanteur. Pendant la pause, Anne a du se doper, pas moyen de l’arrêter mais il est déjà tard et il faut rendre les vélos. Luis se fait autoritaire. Dommage la balade était belle.
Yves aussi est de retour.
Ce soir, on boit, on mange et on re-boit encore pour fêter les retrouvailles. 

Mardi 14
Nous mangeons pour prendre quelques forces.
Nouvelle séparation. Malgré les kilos accumulés, certains veulent encore tenter de trottiner, les autres y ont renoncé et préfèrent marcher.
Pour découvrir l'autre partie de l’île sans faire un marathon (même si nous sommes en Grèce), un taxi nous dépose dans la vallée des papillons. Nous revenons par le chemin des ânes et d’autres chemins empruntés par les chèvres et les pâtres grecs (au revoir Georges). Les gens ne comprennent pas que nous cherchions les chemins alors qu’il y a de si belles routes en macadam. A-t-on besoin de vous préciser que nous faisons encore quelques tours et détours pour arriver sur un point culminant où nous avons une superbe vue sur les deux côtés de l’île.
Pendant ce temps, les autres doivent boire et manger.
L'après-midi, le soleil se cache, c'est foutu pour une dernière bronzette sur la plage.
Ce soir on boit, on mange et on re-boit encore pour oublier que demain c’est fini.

Mercredi 15
Nous mangeons pour prendre quelques forces.
Les vacances sont finies.

Demain, c’est promis, on arrête de boire et de manger.