dimanche 31 mars 2013

Mon dieu, quel temps ! Chroniques d'une joggeuse ordinaire

De mémoire de joggeur, jamais on aura tant pesté sur le temps. Que se passe-t-il avec cette météo qui viendrait même faire douter les plus grands défenseurs de la thèse du réchauffement climatique? En ce début de saison, elle nous aura forcés à puiser dans nos réserves de motivation. Comme pour aller à Vieusart, il nous en a fallu du courage. Mais, finalement, les conditions de course n'ont pas été si mauvaises. Et une fois la ligne franchie, nous étions tous contents d'être venus, d'avoir passé un bon moment ensemble et de s'être donné malgré tout un peu de mal.

Les relations du joggeur avec le temps sont particulières. Que ce soit avec le temps qu'il fait ou avec le temps qui passe.

Commençons par le temps qu'il fait ...
Même si le joggeur regarde plus qu'un autre les prévisions météo, peu d'éléments l'arrêtent. Qu'il pleuve ou qu'il vente vous le verrez, le dos voûté, partir avaler ses kilomètres. Qu'il gèle, et vous ne le reconnaîtrez plus sous toutes ses couches s'en aller le pas lourd. Qu'il neige, vous pourrez l'apercevoir s'enfoncer dans des champs enneigés. Mais la hantise du joggeur, c'est la chaleur. En plein soleil, par une température caniculaire, vous le verrez tituber sur les chemins comme des pantins désarticulés.
Bien sûr, comme tout être normalement constitué, le joggeur préfère le ciel bleu et les températures clémentes, avec une petite brise dans le dos (mais seulement dans le dos!). Ces conditions sont tout particulièrement appréciées avant le départ d'une course ou lors de longues sorties.

Continuons avec le temps qui passe ...
Le joggeur, plus qu'un autre, regarde aussi beaucoup sa montre. Il peut même y trouver une mine d'informations comme, par exemple, savoir si son cœur bat encore, s'il avance toujours ou si le temps passe bien. Il développe une relation toute particulière avec le temps et a appris à le compter différemment. Il vous parlera en minute au kilomètre ou en kilomètre par heure. Même sans avoir fait d'études il sait que le temps est relatif et qu'il peut varier en fonction des circonstances: en course, il trouvera que les minutes passent bien trop vite tandis qu'en entraînement, au contraire, elles lui paraitront d'une lenteur affligeante.
Dans la vie de tous les jours, il aura souvent tendance à évaluer toutes les distances en temps et tous les temps en distance.

Vous l'aurez compris, pendant ces longues heures à courir par tous les temps, le joggeur a le temps de philosopher sur cet hiver qui prend son temps ou sur ce printemps qui se fait attendre ...

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